samedi 27 mai 2017

{ Lecture } # 20 Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo

"Les Travailleurs de la mer" (1866)
Victor Hugo
Éditions Le Livre de Poche (2002)

674 pages

4ème de couverture

"Pour pouvoir reconstruire un nouveau bateau à vapeur après le naufrage de La Durande, il faudrait sauver la précieuse machine du navire dont le constructeur est mort. Donc qu’un homme seul, matelot mais aussi forgeron, ait l’audace de se risquer plusieurs jours jusqu’aux rochers Douvres où repose l’épave – et d’affronter la mer. L’homme qui accepterait ce péril serait plus qu’un héros. «Je l’épouserais», dit alors Déruchette, la nièce de l’armateur. Et parce qu’il s’est épris de la jeune fille, Gilliatt va tenter l’entreprise. Mais suffit-il d’une idylle pour construire un roman d’amour ? Celui-ci en tout cas ne saurait bien finir, car le cœur humain, dit Hugo, est une «fatalité intérieure». Les Travailleurs de la mer, dont l’action se déroule dans l’archipel de la Manche, est d’ailleurs aussi bien un roman d’aventures, à l’époque de la machine et de la révolution industrielle, que la fable épique d’un homme seul face aux éléments. Et bien avant de le faire paraître en 1866, Hugo n’avait pas sans raison choisi de l’intituler L’Abîme."

Avis et résumé

Pour celles et ceux qui n'aiment pas lire Victor Hugo, je peux comprendre, ses romans regorgent de détails sur détails. Mais j'admets être tombée amoureuse de sa plume, bien sûr je me suis endormie plusieurs fois sur le roman (sachant que je ne m'endors jamais sur un livre).
Bref. Un livre en 3 parties qui se déroule dans la Manche. Je ne parle pas du département de la Manche a proprement parlé mais de la région autour de l'eau.
Rappelons que Victor Hugo fut exilé sur les îles anglo-saxonnes dont l'île de Guernesey, non loin du département où j'ai migré...

La première partie parle de Sieur Clubin comme mentionné dans le titre, il va falloir lire pas mal de pages pour comprendre de qui il s'agit. Mais nous découvrirons qui sont les personnages principaux de l'histoire. A savoir avant tout Gilliatt, cet homme qui âgé de 30 ans en parait bien plus et dont toutes les filles trouvent laid. Nous découvrirons également Mess Lethierry, un homme notable de Saint Sampson qui fait des voyages entre Guernesey et Saint-Malo principalement. Certains savent que je voue un amour pour cette petite commune fortifiée bretonne et que cela n'a donné que du plus pour lire cette œuvre. Cet homme est quelque peu diabolisé (comme Gilliatt d'ailleurs) car il vit avec son temps et navigue avec sa machine sur mer. Les premières machines à vapeur font leur apparition mais elles sont très mal vu par la religion. Puis, nous découvrons Déruchette, la nièce de Mess Lethierry et Durande qui n'est autre que son bébé, son bateau à vapeur. Bien entendu Mess Lethierry ne veut que le meilleur pour Déruchette et souhaite qu'elle épouse quelqu'un de bien mais surtout quelqu'un qui puisse reprendre sa suite en pilotant la Durande.
Dans cette première partie, Gilliatt, qui n'est jamais remarqué, voit son nom tracé dans la neige par la jeune Déruchette. Une scène quelque peu banale mais qui annonce la suite du roman.
Mess Lethierry apprendra le naufrage de son navire sur les rochers réputés pour leur danger. Il enverra un volontaire récupérer sa machine, qui lui vaut sa fortune actuelle. Déruchette promet alors d'épouser l'homme qui relèvera le défi.

C'est à partir d'ici que s'ouvre la 2ème partie du roman avec Gilliatt qui brave la nature pendant des mois, perdant la nourriture, subissant les intempéries, les avaries et surtout la bête. En effet, une lutte avec pieuvre bien plus énorme qu'en réalité. Victor Hugo exagère sur le monstre marin.

Puis, dans la 3ème et dernière partie nous découvrons une fin sur laquelle j'aimerai dire 2 mots à Victor Hugo car la fin m'a perturbé. Mais je peux également comprendre de par sa vie personnelle et cette appréhension qu'il peut avoir avec l'eau (dans le genre je joue sa psy).

Bien que noté comme roman d'amour, j'en vois surtout et avant tout un roman d'aventure bien que cela part d'une récompense de mariage qui le rend épique. Certains auront du mal à trouver le ou les personnages principaux, pour ma part, je ne vois que Gilliatt et je me demande plusieurs fois s'il va tout stopper et rentrer sur la terre ferme après tous ces mois de travail et surtout je ne veux qu'une chose : qu'il ne meurt pas.
Mais j'ai également aimé le personnage de Clubin, je n'en parle pas car l'histoire c'est lui le vecteur des péripéties et je ne veux surtout pas vous empêcher de lire les 600 pages de détails ;) Ça serait bien trop égoïste de ma part. A présent, j'ai l'impression d'avoir en tête le plan de l'île de Guernesey et je rêve d'y aller quelques jours. De plus, il y a la maison de Victor Hugo.

❀❀❀❀❀ 
J'adore
et je rajoute même une autre fleur car j'ai vraiment adoré (même si je boude pour la fin et que j'ai eu une mauvaise note à mon partiel de Lettres)

6 commentaires:

  1. Ce n'est pas du tout un classique vers lequel je me serais tourné mais ton avis modifie la donne ;)

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    1. Moi non plus je ne serai pas allée le lire de moi-même, parfois dans une liste de lecture imposée par un prof il y a des pépites ;)

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  2. Je ne connaissais pas ce roman !!! En tout cas il a l'air épique, et les bêtes exagérées j'adore, c'est le côté baroque :)

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    1. Le gros poulpe qui aura inspiré tous les romans de pirate quoi ^^

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  3. Oh, un bon roman de Hugo que je ne sais pas encore. Merci de votre commentaire. Je prndrai du temps pour le lire.

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    1. Mais de rien, ravie que mon commentaire soit utile pour lancer la découverte de ce fabuleux roman :) A présent, je dois découvrir les autres.

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